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RYAN HAWKIN

 

 

 

 

Résidence: Fribourg

Style: Dark Minimal, Techno

Site:www.finefoodrecords.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Je fais de la musique pour

 

le fun et pour mon âme."

 

 

Ryan Hawkin compose de manière excellente: dans ses morceaux, il parvient à créer une ambiance et un univers riche et sophistiqué. Cette touche particulière mérite l'attention de tout bon amateur de musique électronique de pointe! De plus, cet artiste fribourgeois est très humain, il aime la vie et il partage tout ceci à travers sa musique.

 

Son dernier remix pour David Fjörgenson & Mia Kaltes "Elegance is destroyed EP", sorti sur son propre label "Finefood Records", témoigne parfaitement de sa capacité à retranscrire en musique toutes les émotions qu'il possède en lui. Tout un monde! Je vous propose donc de le découvrir à travers cet interview...  

 

 

Alexandre, de ton vrai prénom, comment et pourquoi avoir choisi Ryan Hawkin comme nom de scène ?

  • Au début des années 90, mon premier nom d’artiste était Dj Demon, pour ceux qui s’en souviennent. En 1999, j’ai rejoins l’agence de booking "Energy" à Zürich, car je m’étais déjà bien fait connaître en Suisse Romande sous ce premier pseudonyme, mais mon agent de l’époque me suggéra de changer de nom d’artiste.
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  • J’avais déjà pris assez de maturité à l’époque, pour comprendre et accepter que se fût un bon choix conseillé de sa part, et malgré le fait que ma réputation commençait à grandir j’avais moi aussi envie de développer et véhiculer une nouvelle image de l’évolution de mon deejaying. Il me fallait un nom d’artiste un peu plus crédible et plus mature que celui que j’avais choisi à un âge précoce.

 

Si on devait te "cataloguer" dans un style de musique, lequel te correspondrait ?

  • Il est difficile pour moi de te répondre car moi-même je ne sais pas dans quelle catalogue se situe mon univers sonore, mais pour être concret, je joue et je crée de la Techno et de la Tech-house orientée clubbing, avec des atmosphères un peu psychédéliques teintées parfois de passages sombres mais calfeutrés, rassurants et parfois déstabilisants. J’aime bien m’amuser à surprendre mon audience.

 

Quel est ton style de musique préféré ?

  • Je n’ai pas de style préféré, j’aime toutes les musiques qui véhiculent et transmettent de l’émotion positive à mon âme et mon esprit.

 

Quelles ont été tes influences musicales ?

  • Je suis né au début des années 70. J’ai un frère ainé de 5 ans, qui m’a beaucoup influencé quand j’étais adolescent. A travers lui, j’ai découvert des groupes post-électro rock comme Bauhaus, The Young Gods, New Order, Killing Joke et Front 242.
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  • A la fin de mon adolescence, j’ai découvert Pink Floyd et Led Zeppelin, grâce à eux j’ai découvert le rock psychédélique, mais le groupe qui m’aura beaucoup marqué et influencé définitivement ma dérive vers la musique électronique, c’est les Young Gods.
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  • Cela peut paraître étrange, mais ils m’ont littéralement aidé et conduit à tomber radicalement amoureux de la techno du début des années 90 dès sa première écoute. Grâce à leurs manières d’utiliser leurs boucles sonores mélangées aux effets et à leurs rythmiques percutantes.
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  • La transition était faite, je n’ai vécu dès lors et jusqu’à aujourd’hui que par amour pour cette musique qui est devenue vitale pour mon bien être, comme ma famille, mes enfants et mes amis proches. Comment vivre sans ?

 

Depuis quand fais-tu de la musique ?

  • J’ai commencé à faire du deejaying en 86 dans un centre de loisirs à Fribourg, nous pouvions organiser à l’époque des discos pour les jeunes de notre quartier.
    Ensuite, j’ai fais un peu de guitare, mais je n’ai jamais été un virtuose. J’ai repris le mix au début des années 90 et j’ai commencé à composer fin des années 90.

 

Fais-tu de la prod, du djing, du live act ?

  • J’ai fait du deejaying en Suisse et à l’étranger de 1993 jusqu’en 2011. En fait, pour de nombreuses raisons, et entre autre pour mieux me concentrer sur mes productions et mon label "Finefood Records", j’ai mis un frein sur les soirées.
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  • Depuis 2011, j’ai composé un EP, "Mountain Land" sur mon label, un remix sur "Abstract Rec" en Argentine et un autre sur "Arteria Music" en Italie. En 2012, j’ai encore fais un remix pour "Doma Music Records" en Espagne.
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  • En 2011 et 2012, j’ai aussi joué quelques lives: Fri-Son Fribourg, Para Cub de Neuchâtel, D! Club Lausanne, RTS.FM Berlin et Club der Visionaere. J’ai profité entre autre de cette accalmie, pour mieux me concentrer sur mes productions qui sortiront en 2013 exclusivement sur mon label. Et enfin, pouvoir trouver un bon distributeur allemand intéressé par mon projet «Finefood», pour qu’il le produise et le distribue en vinyle.

 

Quel support utilises-tu pour le djing ?

  • Avant je mixais exclusivement du vinyle, si je devais revenir au deejaying, et je sais que j’y reviendrai un jour, je pense que je rejouerai du vinyle.

 

Quel support utilises-tu pour le Live act ?

  • Je joue mon live avec Ableton et un contrôleur midi novation pour mes effets et les assignations de mes clips sonores. Le reste, c’est de l’improvisation sur les quelques 500 clips audio et midi que je crée au fur et à mesure de mon temps libre avant de les jouer en jam pour le public. J’y intègre aussi des tracks que j’ai composés et qui sont finis. Mon live est en constante évolution.

 

Quel matériel et logiciel utilises-tu dans ton studio pour tes productions ?

  • Il y a dix ans, je bossais avec ProTools et j’avais tout un tas d’instruments midi pour créer ma musique. Avec les années et les nouvelles technologies, j’ai éteint mes machines pour laisser place aux plug-ins et autres synthétiseurs virtuels.
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  • Actuellement je travaille avec une carte son Motu 828, un clavier M-Audio, un contrôleur Novation Remote Zero SL MKII, deux Speaker Adam A7X et deux speaker Yamaha NS10.
    Pour les logiciels: Ableton 8, Native Instrument : Massive, Reaktor, FM8, Absynthe, pleins d’autres plug-ins et des samples.

 

As-tu appris à faire de la prod en autodidacte ou as-tu suivi des cours ?

  • Je n’ai jamais pris de cours. Au début, j’ai appris en autodidacte, comme beaucoup de personnes dans ce milieu; Par la suite, j’ai eu la chance de pouvoir collaborer avec de très bons artistes qui partagent généreusement leurs savoirs et leurs connaissances, et vice-versa.
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  • C’est avec le temps et les années, de la persévérance et beaucoup de travail, que j’ai appris à composer ma musique à travers toutes ces expériences.

 

Combien de temps en moyenne, passes-tu dans ton studio de musique par semaine ?

  • Je n’ai pas de moyenne précise, je fonctionne au feeling et à l’envie. Ça m’arrive de ne pas faire de musique pendant deux ou trois semaines, et d’un coup j’en fais tous les jours durant une semaine. Je n’ai pas vraiment de constance, je fais de la musique pour le fun et pour mon âme, c'est une thérapie pour mon bien être.

 

Combien de temps passes-tu sur chaque track que tu produis ?

  • Ça dépend, la musique électronique est une musique basée sur le moment et l’émotion donc pour ce qui est de la composition cela varie. Je peux composer un track en une nuit ou en une semaine. Ensuite, je peux passer une ou deux semaines sur l’arrangement, le mix et l’équalisation avant de l’envoyer au mastering pour la finalisation.

 

Trois noms de label que tu suis régulièrement ?

  • Catenaccio, DomaMusique, Serialism

 

Trois artistes que tu aimes particulièrement ?

  • BenjaminFehr, Konpiuta, MiaKaltes

 

Quelle est ta vision sur le futur de la musique électronique, va-t-elle encore évoluer ?

  • La musique électronique ne cesse d’évoluer depuis plus de 20 ans, si on ne compte pas tous les groupes alternatifs et psyché des années 70 qui utilisaient déjà les premiers effets et autres samples pour décorer le background de leurs compositions. Nous sommes entrés dans une ère numérique qui permet d’être toujours plus inventifs et créatifs. Je suis confiant, la musique électronique à encore un très bel avenir devant elle.

 

En ce qui concerne tes bonnes adresses... Où conseillerais-tu d'aller en Suisse pour écouter du bon son ?

  • Le Para Club de Neuchâtel, Fri-Son Fribourg, Le D! Club Lausanne, mais il y en a tant d’autres! Le milieu alternatif et clubbing Suisse propose de très bonnes programmations, c’est clair.

 

Au niveau culinaire, dans ta région, quels sont selon toi les deux meilleurs restos/endroits pour bien manger ?

  • Dans ma cuisine à la maison, quand la mère de mon deuxième enfant, ma compagne, se met au fourneau, c’est un vrai cordon bleu, la cuisine c’est sa passion. Moi, ma famille, nos amis, nous nous régalons à chaque repas.
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  • Sinon mes deux expériences culinaires marquantes de 2012, étaient à L’Ecu à Bulle et au Restaurant Carpe Diem à Pensier.

 

Une dernière sortie/release que tu aimerais nous faire découvrir ?

  • "Elegance is Destroyed EP" Ryan Hawkin RMX on Finefood Records.
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  • Où l'acheter: Par ici

     

  • Où l'écouter: Par là

 

Merci beaucoup pour cet interview Ryan Hawkin, je te souhaite tout le meilleur pour l'avenir.

 

 

date de parution 10/02/2013